La tension monte au sein de l’Union Sacrée dans la province du Haut-Uele. Quelques jours après une sortie de Monsieur Benjamin Engama l’accusant de “vengeance”, Serge Dombi Yangala, cadre du CCU, répond et pointe directement du doigt Benjamin Engama.
D’un côté, des voix dénoncent un “déséquilibre” dans le partage des ressources et des postes. De l’autre, des cadres défendent une gestion “équitable” de la province par le Gouverneur Jean Bakomito.
C’est dans ce contexte que, selon Serge Dombi, Monsieur Benjamin Engama a publié un communiqué le visant. Il l’accuse d’être animé par “un esprit de vengeance” depuis sa sortie du gouvernement provincial et évoque même des ” «soupçons de détournement»”.
Dans sa réponse, Serge Dombi rejette en bloc les accusations. Pour lui , Benjamin Engama
« est à la base de cette mauvaise campagne politique », affirme-t-il, tout en précisant qu’il« ne représente aucune force politique significative » dans le territoire de. Wamba. Pour lui, la vraie figure de l’UDPS à Wamba reste l’honorable Prosper-Salomon Madilu Motugbu, seul député provincial du parti élu dans l’entité.
Serge Dombi va plus loin et parle d’« ingratitude ». Il rappelle que c’est justement l’honorable Madilu qui avait soutenu et recommandé Benjamin Engama. Il l’accuse également d’avoir gardé le silence lorsque son mentor a été « publiquement humilié par le Gouverneur » au sujet du ministère des Mines.
« Tout ça, seulement pour le ministère des Mines ? Je ne te donnerai pas », rapporte-t-il comme propos qui auraient été tenus. Pour appuyer ses dires, il rappelle qu’Engama « n’avait même pas atteint le seuil de 500 voix » aux législatives du 20 décembre 2023.
Loin de se dédire, Serge Dombi réaffirme son soutien au Chef de l’État Félix Tshisekedi. Mais il assume ses critiques.
« Mon appartenance à l’Union Sacrée ne m’oblige pas au silence face à la marginalisation des leaders de Wamba et au faible accès de la jeunesse aux postes de responsabilité », martèle-t-il.
Il met en garde ceux qui « fabriquent des mensonges » à son nom : « S’ils ne disposent pas de preuves, je serai le premier à saisir les instances judiciaires ».
Pour lui, le débat doit changer : « Les attaques personnelles ne construiront ni routes, ni écoles, ni hôpitaux. Quand un citoyen dénonce, la moindre des choses ce sont des actions concrètes ».
En conclusion, le cadre de l’AE lance un appel à la population :
« Ne vous laissez pas distraire par les polémiques. Exigez des résultats concrets : Une représentation équitable, des infrastructures dignes et l’implication de la jeunesse. L’histoire retiendra ceux qui auront posé des actes pour le développement de Wamba. Wamba mérite mieux que des polémiques ».
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