Alors que le président de l’Assemblée provinciale du Haut-Uele a récemment fait état de soupçons de détournement et de disparités dans la distribution de l’aide humanitaire destinée aux déplacés de Watsa, le Ministre provincial des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Xavier Mamboy, apporte des clarifications et des détails.
Tout en défendant le processus d’enregistrement par son ministère via son service technique, il encourage l’organe délibérant à mener des enquêtes approfondies pour que justice soit faite.
Selon lui, les rumeurs faisant état d’un détournement de l’enveloppe nationale destinée aux déplacés de Watsa sont infondées, précisant que la gestion de ces fonds relève directement du gouvernement central et que, jusqu’à ce jour, ce dernier n’a pas encore envoyé une quelconque enveloppe, bien qu’il avait promis de le faire.
Parlant de l’assistance apportée aux déplacés ayant fui les incursions des ADF à Mungbere pour Isiro, Xavier Mamboy souligne que l’aide s’est déroulée en deux phases principales :
La première phase : Dès l’arrivée des vagues de déplacés, le gouvernement provincial a mobilisé des ressources pour fournir des vivres via l’église Maranatha.
Tous les déplacés identifiés et enregistrés à ce moment-là, notamment ceux de Mungbere et Trois-Ponts, ont reçu des jetons leur donnant un accès complet aux dons du gouvernement central : riz, haricots, huile, etc.
La seconde phase : Un deuxième groupe de déplacés, initialement hébergé au sein de familles d’accueil et non répertorié au départ, s’est présenté après la première distribution.
Le ministère a procédé à leur enregistrement via son service technique et à la remise de jetons pour leur permettre de bénéficier des lots restants.
Xavier Mamboy insiste sur le fait que la possession d’un jeton et l’enregistrement préalable étaient les conditions strictes pour recevoir cette assistance.
Face aux accusations d’infiltrations et de bénéficiaires illégitimes qui auraient bénéficié des vivres et non-vivres dans la ville d’Isiro, le ministre des Affaires sociales s’est montré ferme. Il rappelle que les instructions du Ministre d’État, Ministre des Affaires sociales et Solidarité nationale, étaient fermes et interdisaient formellement toute manipulation ou commerce des biens humanitaires.
« Si des preuves existent concernant des personnes qui ont frauduleusement obtenu et revendu des vivres ou des bidons d’huile, l’État fera son travail », a déclaré Xavier Mamboy.
Loin de s’opposer aux démarches de l’organe délibérant, le ministre provincial salue et encourage l’initiative de l’Assemblée provinciale de diligenter des enquêtes. Il souhaite que la justice se saisisse formellement du dossier afin d’établir les responsabilités sur la base de faits tangibles, garantissant ainsi la transparence et le soulagement des véritables victimes.
Dieu-merci Betima






